Nucléaire

Une zone où l’on entre peu, où le matériel qui entre ne ressort pas, des réseaux coupés d’Internet et un dossier à produire pour chaque décision : installer un contrôle par vision dans le nucléaire tient autant de la conduite d’un projet sûreté que de la vision industrielle. Voici ce que cela change, concrètement.

À quoi sert la vision industrielle dans le nucléaire ?

La vision industrielle remplace l’œil derrière un hublot ou la caméra que l’on regarde sans rien en garder. Elle inspecte l’état de surface des pièces et des conteneurs, mesure des cotes sans contact, surveille un procédé en continu et relève les écarts avant qu’ils ne deviennent des non-conformités. Chaque décision est justifiée par l’image qui l’a motivée, ce qui la rend opposable dans un dossier. Le système s’installe sur un réseau fermé : ni image ni modèle ne quitte le site.

  • Fonctionne sur un réseau cloisonné, sans lien avec Internet
  • Images, modèles et entraînements restent sur votre site
  • Une image conservée pour chaque décision, versée au dossier
  • Moins d’interventions humaines en zone contrôlée

Ce qu’un poste de vision change en environnement contraint

100 %

des pièces contrôlées

Le contrôle visuel en boîte à gants ou derrière hublot prélève manuellement ; la vision inspecte chaque pièce qui passe.

0

flux sortant

Aucune image, aucun modèle, aucune télémétrie ne quitte le réseau de l’installation.

1 image

par décision rendue

La preuve accompagne la décision : la traçabilité ne repose plus sur un relevé déclaratif.

Enjeux du secteur

Ce qui distingue un projet de vision dans le nucléaire

Gaëtan Blond
Six contraintes qui décident de la forme du système

Un accès rare et préparé

On n’entre pas en zone contrôlée pour ajuster un éclairage. Le réglage, l’étalonnage et la maintenance doivent être pensés pour tenir entre deux fenêtres d’intervention.

Du matériel qui ne ressort pas

Ce qui entre en zone y reste et finit en déchet. Le choix des composants, leur coût et leur durée de vie se raisonnent donc autrement qu’en atelier classique.

Des réseaux cloisonnés

Pas de cloud, pas de télémaintenance ouverte, pas de mise à jour automatique. Le système doit vivre, apprendre et se mettre à jour hors ligne.

Souveraineté des données

Les images de procédé décrivent l’installation. Elles ne peuvent ni transiter par un service tiers, ni servir à entraîner un modèle utilisé ailleurs.

Une décision à justifier

Un rebut, un tri, une alerte : chaque sortie du système doit pouvoir s’expliquer et se relire des mois plus tard. Une boîte noire ne passe pas en revue de sûreté.

Peu de pièces, peu de défauts

Séries courtes, défauts rares, pièces que l’on ne peut pas dégrader pour l’exemple : le modèle doit apprendre avec beaucoup moins d’images qu’ailleurs.

Sur l’installation

Un système qui vit dans un réseau fermé

Le poste de vision est livré complet et fonctionne sans lien vers l’extérieur : acquisition, traitement, décision et archivage tiennent sur le matériel installé. Les mises à jour se déposent par le circuit que votre exploitant a défini, au rythme de vos fenêtres d’intervention.

Le montage suit la même logique. Optiques, éclairages et carters sont choisis en tenant compte de ce qui entre en zone et n’en ressort pas, et l’interfaçage avec l’automate ou la supervision existante se fait sur les protocoles déjà en service, sans ouvrir de nouveau flux.

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Coffret réseau On-Premises

Souveraineté

Vos images restent vos images et votre modèle aussi

Psycle est une entreprise française, et ses logiciels s’installent chez vous. Les images de production, les annotations et les modèles entraînés restent sur votre site : ils ne servent ni à alimenter un modèle mutualisé, ni à nourrir un service hébergé ailleurs.

Le fonctionnement du système est lisible de bout en bout : ce qui a déclenché une décision, avec quelle image, selon quel modèle et à quelle date. C’est cette lisibilité qui rend le contrôle défendable devant un donneur d’ordre comme devant un auditeur.

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cas client

Détection de fissures et micro-défauts

Le contrôle non destructif par vision industrielle identifie fissures et micro-défauts sur soudures et pièces à contrainte dans les secteurs nucléaire et défense, où la tolérance zéro n’est pas une option.

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cas client

Inspection embarquée sur bras robot

Monter la caméra directement sur le bras robotisé permet de combiner guidage et contrôle qualité en un seul cycle, sans poste d’inspection dédié, pour réduire l’empreinte ligne et le temps de cycle.

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cas client

Inspection de surface

Rayures, fissures, inclusions, porosités : l’inspection automatisée par vision détecte les défauts de surface invisibles à l’œil nu sur pièces métalliques ou plastiques, quelle que soit la complexité de la géométrie.

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Méthode

Comment se déroule un projet en environnement contraint

.01

Faisabilité

Hors zone, sur vos images

L’étude part des images déjà disponibles, ou de pièces représentatives non actives. Elle dit ce qui est détectable avant qu’un matériel n’entre en zone.

.02

Qualification

Le protocole avant le poste

Optique, éclairage et modèle sont figés sur un banc d’essai, avec le protocole et le dossier qui serviront à la recette sur site.

.03

Installation

Une intervention courte

Montage, raccordement à l’automate et vérification sont préparés pour tenir dans la fenêtre d’accès prévue, matériel déclaré à l’avance.

.04

Maintien

Vos équipes reprennent la main

Nouvelle référence, nouveau défaut, dérive constatée : le modèle se reprend sur site, hors ligne, sans intervention extérieure.

Ce que la contrainte impose au système

Aucune de ces contraintes n’est négociable, et chacune se traduit par un choix technique précis plutôt que par une clause de contrat.

La contrainteCe qu’elle décide dans le système
Zone contrôléeAccès rares, matériel non récupérableComposants simples, réglage à distance, maintenance préparée
Réseau cloisonnéNi cloud, ni télémaintenance ouverteTraitement et entraînement locaux, mises à jour déposées hors ligne
SouverainetéLes images décrivent l’installationStockage sur site, aucun modèle mutualisé entre clients
Dossier et sûretéChaque décision doit s’expliquerImage, version de modèle et horodatage conservés avec le résultat
Séries courtesPeu de pièces, défauts raresApprentissage économe en images, appuyé sur la notion de pièce normale
HabilitationsIntervenants et matériels déclarésPréparation en amont, présence sur site réduite au nécessaire

Ils surveillent leur procédé avec Psycle

Tous les témoignages

Des industriels de la filière nucléaire

Questions fréquentes

Toute la FAQ
Nucléaire

Un système de vision peut-il fonctionner sans connexion à Internet ?

Oui. Toutes les étapes tournent sur le matériel installé : la prise d’image, le traitement, la décision et l’archivage. Aucune liaison vers l’extérieur n’est nécessaire. Les mises à jour passent par le circuit défini par l’exploitant, et le modèle se réentraîne sur place, hors ligne.

Nucléaire

Où sont stockées les images et les modèles entraînés ?

Sur votre site, et nulle part ailleurs. Les images de production, les annotations et les modèles restent chez vous. Ils ne servent pas à entraîner un modèle partagé entre clients et ne passent par aucun service tiers. Aucune télémétrie n’est envoyée.

Nucléaire

Comment justifier une décision du système lors d’une revue de sûreté ?

Chaque résultat est conservé avec l’image qui l’a produit, la version du modèle utilisée et la date. Une mise au rebut, un tri ou une alerte peut donc se relire et s’expliquer des mois plus tard, devant l’exploitant comme devant un donneur d’ordre.

Nucléaire

Comment entraîner un modèle quand les défauts sont rares et les séries courtes ?

Le modèle apprend surtout à quoi ressemble une pièce normale, puis il signale ce qui s’en écarte. Il lui faut donc beaucoup moins d’images qu’une approche qui aurait besoin de nombreux exemples de défauts. On n’a pas non plus à abîmer des pièces pour constituer une base d’apprentissage.

Nucléaire

Comment se passent l’installation et la maintenance en zone contrôlée ?

Tout est préparé en amont. Le montage, l’optique et le modèle sont validés sur un banc d’essai. Le matériel est déclaré à l’avance, et l’intervention est calibrée pour tenir dans la fenêtre d’accès prévue. Les composants sont choisis en sachant qu’ils ne ressortiront pas de la zone, et les réglages sont pensés pour tenir d’une intervention à la suivante.

Nucléaire

Peut-on étudier la faisabilité sans faire entrer de matériel en zone ?

Oui. L’étude de faisabilité part des images dont vous disposez déjà, ou de pièces représentatives non actives. Elle établit ce qui est détectable avant tout engagement de matériel sur l’installation.

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